Sylvain Rouyer – Champion du Monde Sambo 2014


Le Bayonnais a décroché à Thessalonique le premier titre mondial du Club Olympique Bayonnais.

Le Club Olympique Bayonnais vient de fêter son premier champion du monde. À 39 ans, Sylvain Rouyer a ramené de Grèce, le titre suprême chez les masters, dans la catégorie des 68 kg. Il est le seul tricolore à avoir gravi la plus haute marche du podium lors de ce tournoi mondial organisé dans la région de Thessalonique : « Entendre la Marseillaise retentir, c’est beaucoup d’émotion concède, ému, le Bayonnais. Surtout qu’en sambo, cela n’arrive pas souvent. » Ancien lutteur et judoka, le Basque obtient ainsi la consécration d’une carrière sportive entièrement vouée aux sports de combat.

Rouyer Champion du Monde Sambo 2015 Masters

La consécration pour Sylvain RouyerSylvain Rouyer (à droite) a lutté en finale pour s’imposer.

30 années de carrière

Sylvain Rouyer les pratique depuis l’âge de 9 ans, soit trente années passées sur les tatamis. « Cette médaille d’or représente pour moi beaucoup d’heures de transpiration, beaucoup d’efforts sur les tapis durant de nombreuses années », savoure-t-il. Il est vrai que le champion du COB a touché à tout. Principalement à la lutte et au judo où il s’illustra dans des compétitions internationales. Mais depuis bientôt 10 ans, c’est le sambo qui l’a conquis : « C’est une discipline qui représente pour moi la synthèse des techniques les plus efficaces que l’on retrouve en combat, analyse Rouyer. En lutte, on est plus sur la défense alors qu’au sambo, on est davantage sur l’attaque. Cela me convient mieux. »

Sylvain Rouyer est parvenu à décrocher cinq titres de champion de France : trois en individuel et deux en équipe avec le COB. L’an dernier, au championnat du monde à Burgas (Bulgarie), le Bayonnais montait sur la deuxième marche du podium. Cette année, devant 22 nations, il gravit une marche de plus pour atteindre le toit du monde. « J’accède à la finale contre le Kazakh Myrzabekov et le combat fut très tactique. J’ai dû le neutraliser à la saisie, et j’ai tenté une projection par-dessus la hanche qui m’a donné un avantage significatif pour la victoire. »

Sylvain Rouyer a ainsi rempli de joie son directeur technique André Delprado, expert international, manager du COB et cofondateur avec José Laborie de la Fédération française (à Saint-Jean-de-Luz). Rémi Dischert autre représentant du COB à ce mondial sera, lui, moins heureux en échouant de peu pour le podium. Il terminera cinquième.

Christian Bibal

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