Sud Ouest – Carte Déclic – Au Club Olympique Bayonnais (COB), le président Bruno Nadin approuve « à fond » le projet


Bayonne : encore plus d’activités aux tarifs réduits grâce à la carte Déclic

Bayonne : encore plus d’activités aux tarifs réduits grâce à la carte Déclic
La Ville compte sur les associations encore hésitantes et invite aussi les structures privées à adhérer au dispositif. © Crédit photo : Photo T. V.
Par Thomas Villepreux

Toujours plus de clubs sportifs, d’événements culturels ou d’entités privées acceptent la carte Déclic, qui offre des réductions.

Elle ne cesse de séduire les ménages depuis son apparition, le 1er septembre 2019. La carte Déclic, qui à Bayonne réduit le coût des activités sportives, artistiques et culturelles, comptait 4 239 détenteurs avant le confinement de mars. En moins d’un an, ainsi s’est-elle taillée une place de choix dans le porte-monnaie des Bayonnais. Il est désormais possible de la commander en ligne gratuitement, sur cartedeclic.bayonne.fr (1), comme l’ont annoncé hier le maire, Jean-René Etchegaray, et l’adjoint en charge des associations, Cyrille Laiguillon.

Qui veut assister à cinq concerts pour 20 euros au lieu de 40, débourser 3,10 euros de moins pour sa place de cinéma ou obtenir une grosse réduction sur son abonnement à un club sportif ?

Délivré sous conditions de ressources, ce sésame est accepté par un nombre croissant d’associations, et « de plus en plus d’acteurs du privé » cochant la case culturelle ou sportive, comme le souligne Cyrille Laiguillon. Entre autres recrues récentes, la Ville a, par exemple, convaincu la salle d’escalade du Forum, The Roof. Elle est entrée dans le giron des 26 « clubs de sport et groupements assimilés » à pratiquer des réductions. « Il s’agit de lutter contre toutes les formes de déterminismes », précise le maire.

« Plus un tabou »

« Désormais, la carte Déclic fait partie de l’ADN de Bayonne, où plus d’un actif sur deux ne paie pas d’impôts, ajoute Cyrille Laiguillon. Ce n’est plus un tabou de montrer cette carte. » Un tabou d’autant moins présent que ladite carte affiche un numéro permettant à son bénéficiaire de rester anonyme. « Le succès est tel que des habitants nous demandent maintenant d’étendre le dispositif aux personnes imposables, indique Jean-René Etchegaray. Peut-être y arriverons-nous un jour. »

En attendant, il s’agit d’élargir l’offre. Une opération en bonne voie, avec l’arrivée de petits nouveaux comme le club de volley-ball ou la Rock school. Des installations municipales (piscines) aux programmations culturelles des collectivités (théâtre de la Scène nationale, Dimanches en musique ou encore Lauga côté scène), sans oublier le Musée basque, plusieurs librairies, le CGR et une foule de clubs à vocation culturelle ou sportive, la liste s’allonge et se consulte sur le site de la Ville.

« Et ce dispositif ne coûte rien à la Ville », souligne l’édile. En effet, un partenariat privé rembourse la logistique mise en place par la Ville. Car il revient aux associations ou aux entreprises de casser leurs prix. Au Club Olympique Bayonnais (COB), le président Bruno Nadin approuve « à fond » le projet. « Environ 82 % de nos adhérents en bénéficient, pointe-t-il. Ça nous a coûté un peu d’argent mais on s’y retrouve. » Il faut dire qu’en participant à la vie locale, en acceptant le système Déclic et en intégrant toujours plus de licenciés chaque année – « c’était déjà le cas avant, j’ignore si la carte y est pour quelque chose » -, le COB coche pas mal de cases susceptibles de lui garantir un certain soutien financier.

Jeunes et seniors

« La carte est arrivée au moment où la Ville a mis en place un système de ‘‘critérisation’’ pour l’attribution des subventions aux associations, poursuit Cyrille Laiguillon. Cela a permis des rééquilibrages. » Dit autrement par l’adjoint à la culture Yves Ugalde, « le poids des traditions avait tendance à occulter le dynamisme d’associations émergentes ». Celles-ci jouent donc le jeu et s’en réjouissent. « Nous, on pratiquait déjà Déclic avant l’existence de la carte, note Kadiri Laaroussi, l’entraîneur du club de full-contact Azkar. Avant, les parents demandaient une remise en cachette, qu’on leur accordait. Aujourd’hui, ils n’ont plus besoin de négocier et dans les familles, les membres sont plus nombreux à nous rejoindre. » Les moins de 18 ans sont 1 500 et les plus de 60 ans 1 787.

Bien sûr, la Ville invite aussi les 18–60 ans à en bénéficier. De même qu’elle prévoit de travailler avec les publics accueillis par les associations à vocation sociale. « Nous voulons aussi les inviter à profiter des milieux culturels et sportifs. »

(1) Il est toujours possible d’appeler le 05 59 46 61 59 pour la réserver. En ligne ou par téléphone, rendez-vous est pris pour un retrait de la carte Déclic à la salle Lauga, au hall Cassin, au service des seniors de la mairie ou au CCAS.


SOURCE : https://www.sudouest.fr/2020/09/08/encore-plus-d-activites-aux-tarifs-reduits-7818608-4018.php